La prospective en France : 1er épisode – définitions et genèse

Bernard Sionneau

Article paru dans la revue Connaissance et Action, Publication du Groupe ESC Bordeaux, n°7, décembre 1998, pp. 81, 85.

I – Définitions

            La prospective : Le mot “ prospective ”, écrit M. Godet, a des origines latines[1]. Dérivé du verbe prospicere qui signifie “ regarder au loin ou de loin ”, “ discerner quelque chose devant soi ”, il s’employait au XVIème siècle comme substantif. Dans son acception contemporaine, le terme apparaît en France à la fin des années 1950. C’est G. Berger, un philosophe de formation[2], qui, entre 1957 et 1958 présente les thèmes essentiels de la prospective dans la Revue des Deux Mondes et dans la revue du Centre International de Prospective[3]. Pour Berger, elle englobe plusieurs idées : la prospective n’est pas un système théorique mais un engagement dans l’action; la prospective est nécessairement une discipline de long terme car l’avenir se regarde de loin; dans un monde en perpétuel changement, la prospective se doit d’analyser les “ faits porteurs d’avenir ” (menaces ou promesses); la prospective implique de saisir tous les aspects d’une réalité donnée et de comprendre la fonction que remplit chacun de ces éléments dans l’ensemble du système étudié; la prospective nécessite d’accorder une importance particulière aux faits humains (blocages et difficultés provenant des hommes); la prospective se préoccupe des critères éthiques qui orientent l’action[4]. En bref, pour G. Berger, l’attitude prospective implique de “ voir loin, voir large, analyser en profondeur, prendre des risques, penser à l’homme ”. Elle s’oppose ainsi à l’attitude rétrospective fondée sur l’analyse du passé et son objectif est une aide à la décision.

            La prospective stratégique : comme l’explique F. Roubelat, la prospective, dès sa formulation par G. Berger,souffre d’une ambiguïté quant à sa nature.  Berger emploie en effet le terme de deux façons : il parle parfois de la prospective en tant qu’attitude adoptée dans le but d’éclairer des décisions; en d’autres occasions, il l’utilise dans le sens de recherches prospectives (“ anthropologie prospective ”). Dès lors, il apparaît nécessaire de préciser les deux faces de la prospective. L’attitude prospective est celle du décideur; elle éclaire ses choix “en considérant le futur en rupture avec les cadres d’analyse existant”. L’activité de prospective correspond, quant à elle, à la “construction de grilles de lecture du futur, en rupture avec les cadres d’analyse existants”[5]. Prospective générale (lorsqu’elle étudie des problèmes globaux) ou prospective appliquée (lorsqu’elle est liée à l’éclairage d’une décision précise), l’activité prospective reste une activité cyclique dans la plupart des cas. Pour une entreprise, elle peut correspondre à la nécessité de remettre en cause le paradigme stratégique ancien durant des périodes de transition de phase[6]. Elle implique de nombreux acteurs, même si le décideur peut en être partie prenante et si les études de prospective lui sont destinées. Sur la base de ces observations et sur celle des pratiques des organisations en matière de prospective, il est alors possible de concevoir la prospective stratégique de la façon suivante : le désir et la capacité pour des organisations de formuler des visions alternatives de leur environnement, sous la forme d’une combinaison de scénarios globaux, de scénarios d’environnement et d’options stratégiques nouvelles – l’objectif poursuivi étant d’utiliser l’anticipation pour éclairer l’action. Dans cette acception, la prospective a donc une fonction d’analyse et de proposition. Mais elle ne se réduit pas à cela. A cette fonction de base s’ajoute une autre dimension tout aussi essentielle : une fonction pédagogique et heuristique. Car en diffusant, au sein des organisations, des visions alternatives de leur environnement, voire des stratégies possibles pour lesquelles ces organisations peuvent opter, la prospective stratégique contribue à l’apprentissage organisationnel. Elle favorise donc l’émergence de stratégies nouvelles, sans que celles-ci aient été exprimées de façon explicites sous la forme d’orientations stratégiques.

            II – Genèse de la Prospective en France

            Dans la période qui précède la deuxième guerre mondiale, on observe en France, les prémices d’un développement de la prospective. Trois Centres de recherche contribuent, plus particulièrement, au développement de cette démarche. Il s’agit du Centre de documentation de l’Ecole Normale Supérieure réunissant J. Fourastié, R. Marjolin et R. Friedman, du Collège de Sociologie, et du Centre Polytechnique d’étude des problèmes humains animés respectivement par G. Bataille et J. Coutrot. Une idée commune guide leurs travaux : utiliser davantage l’apport des sciences humaines, afin d’aider la société française à faire face aux conséquences de la crise des années 1930[7]. Mais c’est surtout à partir de la Libération que se développe dans notre pays un climat favorable à la prospective. Plusieurs élément y concourent : les ambitions modernisatrices des élites technico-administratives, une volonté de planifier le développement du pays, la conscience de l’accélération du changement technique et de la complexité des interactions à l’oeuvre dans la société.

            La prospective française ne prend cependant véritablement son essor qu’à la fin des années cinquante avec la création du Centre International de Prospective, puis durant les années soixante avec les travaux de prospective du Commissariat général du Plan et de la Datar[8].

            Œ Le Centre International de Prospective (1957-1965) : les pionniers

            C’est à partir du Centre de Recherches et d’Etudes des Chefs d’Entreprise (CRC) créé par G. Villiers, le patron du CNPF, qu’émerge l’idée de créer un groupe organisé, dont la mission sera de réfléchir sur l’avenir. G. Berger, amené à y faire une conférence sur le “chef d’entreprise, philosophe en action”, noue en effet dans ce cadre des relations décisives pour le développement de la prospective. Il y forme le projet avec A. Gros (qui dirige la Société Internationale des Conseillers de Synthèse) de fonder le Centre International de Prospective ce qui est fait en mai 1957 (à la mort de Berger en 1960, le CIP devient le Centre d’Etudes Prospectives). L’objet de ce groupe est double : étudier les causes techniques, scientifiques, économiques, sociales qui accélèrent l’évolution du monde moderne; prévoir les situations qui peuvent découler de leurs influences conjuguées. Pour mener à bien ces travaux, G. Berger propose une collaboration étroite entre des hauts fonctionnaires, des universitaires et des chefs d’entreprise.

            Les fondateurs du Centre sont, outre G. Berger et A. Gros, L. Armand, président de la SNCF depuis 1955 avant de devenir celui d’Euratom en 1958, F. Bloch-Lainé, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, P. Racine, conseiller d’Etat pour l’Administration. Quant à P. Chouard, professeur de physiologie végétale à l’université de Paris, J. Parisot, professeur d’hygiène et de médecine sociale à la faculté de Nancy, ils représentent, en compagnie de G. Berger, le monde académique. Enfin, G. Villiers, président du CNPF, A. de Voguë, président de Saint-Gobain et M. Demonque, vice-président et directeur général des Ciments Lafarge incarnent celui de l’entreprise. La méthode qu’ils emploient pour formuler leurs analyses prospectives ne repose pas sur l’utilisation d’un ensemble de techniques, ni sur une série d’étapes destinées à encadre un effort de compréhension et de création. Elles sont le résultat d’une expérience accumulée et d’une relation à l’action. Elles constituent autant d’essais présentant des visions d’avenir et sont publiées dans Prospective, une revue apériodique. Au cours de cette première phase, la prospective, d’abord exercice individuel, devient travail collectif sur des thèmes comme le progrès technique et scientifique ou l’urbanisation et enfin application à l’entreprise avec les cas de Kodak-Pathé puis la Snecma.

             Le Commissariat Général du Plan (1962-1972) : la prospective face au plan 

            La deuxième étape de la prospective correspond à l’utilisation de la prospective dans le cadre de la planification nationale. P. Massé, ancien directeur d’EDF, et Commissaire Général au Plan en 1959, en est à l’origine. Il fait de la prospective un instrument s’insérant dans l’évolution de la planification nationale, un moyen autorisant un élargissement de l’horizon du plan (10 ans après son terme). Lors de la préparation du Vème plan, Massé décide de créer un groupe de réflexion baptisé “ Groupe 1985 ”. Ilest présidé par P. Guillaumat, ancien ministres des armées et président de l’Union Générale des Pétroles. On retrouve, dans ce premier groupe de prospective du Plan, B. de Jouvenel qui dirige la Sédéis et qui a fondé, en 1960, avec l’aide de la Fondation Ford le Comité International Futuribles, C. Gruson, l’économiste J. Fourastié, P. Lamour, président de la Commission nationale pour l’aménagement du territoire, le professeur de médecine J. Bernard, L. Estrangin, “agriculteur” et membre de la Commission des Comptes de la Nation, l’ancien ministre E. Claudius-Petit, G.  Levard, président de la CFTC et J.  Krier, directrice de l’IAE de Rennes. L’objectif est de concevoir une image plus large du futur de la France à travers une prise en considération de ses problèmes économiques et sociaux.

            Après le grands programmes de reconstruction, c’est l’époque des grands projets industriels comme le Concorde ou les débuts de l’électronucléaire. Le discours de P. Massé donne à ces projets une dimension d’avenir et introduit une réflexion prospective, alors que la préparation des plans précédents (IIIème et IVème en particulier) avait été illustrée par des projections macro-économiques à leur horizon. Toutefois, même si un vocabulaire prospectif (“ tendances lourdes ” et “ faits porteurs d’avenir ”, etc.) commence à se dessiner, cette prospective ne diffère guère de celle menée au Centre d’Etudes Prospectives. Les premiers groupes de prospective du Plan comme le “ groupe 1985 ” n’en constituent pas moins une première expérience de prospective pour les futurs hauts fonctionnaires, dirigeants d’entreprise et universitaires qui y participent, comme rapporteurs ou experts extérieurs (notamment J. Monod et J. Delors). Le Commissariat Général du Plan poursuit donc, avec ses groupes de prospectives transversales et sectorielles (prospective de l’énergie, des transports, les modes de vie) les activités du Centre d’Etudes Prospectives en revenant de manière cyclique sur des grandes fresques sur l’avenir de la France (La France face au choc du futur). Avec la création de la Datar (Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale), le Plan rencontre cependant un concurrent qui va lui aussi développer d’important travaux de prospective publique.

            Ž La Datar et le Sésame (1968-1975) : la prospective scientifique

            C’est J.  Monod, l’un des rapporteurs du “ Groupe 1985 ” qui est le principal artisan de la troisième phase du développement de la prospective en France. Entré à la Datar dès sa création en février 1963, il en prend par la suite la direction et dote cette organisation d’un système d’études prospectives. Trois objectifs guident son action : approfondir la réflexion sur l’aménagement du territoire; donner à la Datar une légitimité intellectuelle équivalente à celle du Commissariat Général du Plan (CGP); propager ses propres thèses auprès des autres administrations et du public. C’est le Sesame (Système d’études pour un schéma d’aménagement) qui, lancé en 1969 a pour mission de réfléchir sur les avenirs possibles de l’espace français et les stratégies susceptibles d’être envisagées en ce domaine. Avec lui, une notion jusque-là inédite, celle d’“ analyse prospective ”, détrône progressivement les notions de “ vues prospectives ” ou de “ synthèse ”. Le Sesame se met au travail avec de confortables budgets. Ils lui permettent d’associer à sa réflexion des sociétés d’études et de consultants. Parmi les principaux acteurs, on trouve l’OTAM (Omnium Technique d’Aménagement qui devient plus tard Prospective et Aménagement), filiale de la Sema, dont les consultants vont développer une méthode des scénarios (base, contexte, cheminement, images) s’appuyant sur l’analyse des systèmes.

             Le climat intellectuel et idéologique dans lequel se déroule les travaux est très différent de celui du CGP. Alors que ce dernier rassemblait des patrons et hauts fonctionnaires humanistes et souvent chrétiens, le Sesame est animé par de jeunes intellectuels de gauche (mais dirigés par J. Monod), très marqués par l’esprit de mai 1968 et en même temps très attirés par la futurologie américaine, ses méthodes et modèles, comme les travaux d’H. Kahn[9]. Avec J.  Monod, la prospective à la Datar est le support d’un discours sur l’avenir destiné à peser sur des processus de décision en cours. Elle se veut scientifique, sinon rigoureuse. Les scénarios produits ont vocation à montrer des images radicalement différentes de la France, mettant en valeur le rôle de l’aménagement du territoire. C’est d’ailleurs au cours de cette époque que l’on assiste à un premier transfert des méthodes américaines vers la France (méthodes d’experts et d’impacts croisés) et à l’émergence d’une méthodologie prospective.

             Conseil et Méthodes (1975-1985)La prospective essaime

            Les années 1970 voient se confirmer un ralentissement de l’activité prospective en France et cela malgré une diffusion dans les administrations et dans les entreprises publiques (CEA, EDF, ELF, RATP, CEA, etc.). Le phénomène est lié à plusieurs facteurs : un certain discrédit de la prévision et de la prospective, suite au déclenchement – non anticipé par les experts – de la crise de 1973; la remise en cause et le déclin des administrations de mission (Datar et CGP); la crise elle-même qui incite les dirigeants et l’opinion à s’intéresser davantage à l’ajustement à court terme qu’aux perspectives longues. Malgré une institutionnalisation croissante de la prospective au sein de l’appareil d’Etat (CGP, Ministères, etc.), l’activité prospective se trouve ralentie dans l’administration française et cette dernière perd le rôle de pionnier qu’elle avait joué au cours des dix années précédentes. Le départ de J.  Monod de la Datar en 1975 précède de peu la disparition du Sesame et l’arrêt presque complet des travaux de prospective.

            On assiste alors pendant cette quatrième phase à deux phénomènes : un essaimage de la prospective de la part de ceux qui ont participé aux travaux du Plan et de la Datar; la formalisation et la diffusion de méthodes de prospective par les consultants. Les chercheurs de la Sema, en particulier, dont les trajectoires avaient déjà croisé celles des principaux groupes de prospective, contribuent à propager les techniques élaborées aux Etats-Unis : Delphi, jeu de l’avenir, programme Pattern, construction de scénarios[10]. Sema Prospective naît de leurs activités et réflexions. Après la disparition de cette structure pour cause de réorganisation des activités du groupe, les membres de l’équipe dirigée par J. Lesourne émigrent vers le CNAM où a été créée une chaire de prospective. C’est dans ce cadre qu’apparaît, après celle de la Datar, une deuxième méthode des scénarios. Développée par M. Godet (cf.infra) et constituant une synthèse d’éléments jusque-là dispersés, elle intègre des outils comme l’analyse structurelle et l’analyse morphologique[11]. Elle se démarque des approches littéraires de l’OTAM, et s’oppose à la prévision mécaniste des modèles économétriques classiques. Grâce aux enseignements et interventions des chercheurs du CNAM qui s’efforcent de développer l’accessibilité des outils de la prospective pour les utilisateurs potentiels, et grâce à la diffusion de la prospective française par l’association Futuribles  (et la revue du même nom) à partir du début des années 1980, la prospective confirme son retour et sa progression dans les organisations.

             Regain et diffusion de la Prospective (1985….)

            La fin des années 1980 confirme en France le retour et la progression de la prospective dans les entreprises, et plus particulièrement dans les entreprises appartenant aux services publics. Les travaux des chercheurs et des décideurs qui, du Centre International de Prospective, au Centres d’Etudes Prospectives, en passant par le Commissariat Général du Plan, la Datar, l’association Futuribles, la Sema, la Chaire de Prospective du CNAM ont contribué au développement de la prospective en France – ces travaux semblent avoir porté leurs fruits. Quel que soit le public auquel ils s’adressent (décideurs politiques, hauts fonctionnaires qui les ont commandées, voire le grand public), ils partagent des caractéristiques communes : la prospective apparaît toujours liée à des processus de changement, de mutations des organisations; elle devient stratégique par l’utilisation que les responsables de ces organisations en font. Dépassant le seul recours à des techniques formelles, la prospective stratégique consiste à mettre des ressources d’anticipation au service de l’action stratégique et du « projet d’organisation ». Elle trouve une illustration, dans l’utilisation qu’en font de nombreuses entreprises de service public.

            Au début des années 1990, ces entreprises sont en effet pourvues de structures explicitement chargées de la prospective. EDF dispose ainsi d’une direction de l’économie, de la prospective et de la stratégie (DEPS) et d’une mission prospective. France Télécom, en sus d’un service de prospective et d’études économiques et sociale (SPES) s’est dotée, dans le cadre de la direction du plan et de la stratégie, d’un service d’évaluation et de prospective (SEP). La Poste a créé l’Institut de recherche d’études et de prospective postale et s’efforce, tout comme la SNCF d’articuler prospective, stratégie et planification. Une initiative renforce ces dispositifs. C’est la création, par ces différentes entreprises, de Entreprise et Prospective, un réseau informel chargé de réunir celles qui ont créé des structures se consacrant exclusivement à la prospective. D’autres organisations comme Elf, L’Oréal, le ministère de la défense font également partie des membres fondateurs. Toutes ces entités apportent un soutien décisif à nombre d’initiatives lancées dans le domaine de la prospective. Parmi les exemples à retenir : la restructuration de l’association Futuribles dont elles sont pour la plupart membres bienfaiteurs; leur participation au Club CRIN de Prospective Scientifique et Technologique; ces entreprises apportent également, pour certaines d’entre elles, un soutien aux recherches du Laboratoire d’Investigation Prospective et Stratégique (LIPS), créé en 1992 par M. Godet au CNAM[12]. Leur expérience et leurs échanges au sein de divers forums révèlent le caractère stratégique de la prospective : l’attitude et l’activité prospective indiquent les transformations irréversibles qui affectent ces organisations et les mettent en capacité de préparer leur mutation; leur intégration dans les stratégies des organisations révèle également l’existence d’une culture prospective particulièrement vivante en France, que plusieurs générations d’intellectuels et d’hommes d’action ont contribué à façonner.

(A suivre)

Sur l’auteur : B. Sionneau est Professeur de Relations Internationales au département Economie et Affaires Internationales du Groupe ESC Bordeaux. Il est également Chercheur Associé au Centre d’Analyse Politique Comparée de l’Université Montesquieu Bordeaux IV.


[1] Michel Godet, Manuel de Prospective Stratégique: Une indiscipline intellectuelle, T1, Paris : Dunod, 1997, note n°1, p.5.

[2] Né au Sénégal en 1896 et mort dans un accident de voiture en 1960, Gaston Berger a partagé sa carrière entre les affaires à Marseille, la philosophie à Aix en Provence et l’éducation nationale. Il a également commencé des études de médecine, mais y a renoncé, comme aux affaires, pour se consacrer à la formation, aux réflexions sur la prospective. Il a terminé sa carrière en tant que responsable de l’enseignement supérieur au Ministère de l’Education Nationale, in Edward Cornish, The Study of the future, World Future Society, Bethesda, Maryland, 8th edition, 1993, p.80.

[3] Gaston Berger, “ Sciences Humaines et Prévision ”, La Revue des Deux Mondes, n°3, Février 1957.

[4] Fabrice Hatem (avec la participation de Bernard Cazes et Fabrice.Roubelat), La prospective : pratiques et méthodes, Paris : Economica, 1993, p.170.

[5] Fabrice Roubelat, La prospective stratégique en perspective : Genèse, études de cas, prospective, Thèse de doctorat en Sciences de Gestion, CNAM, Paris, 1996, p.12.

[6] “Méthodologie prospective et recherche en management stratégique”, colloque de l’Association internationale de management stratégique (AIMS), Louvain-la-Neuve, contribution publiée sur le CD-Rom des actes de la conférence, juin 1998.

[7] Fabrice Hatem, op.cit., p.168.

[8] La description qui suit, s’appuie principalement sur l’analyse des pôles de développement de la prospective stratégique proposée par Fabrice. Roubelat dans sa thèse de doctorat, op.cit.

[9] Herman Kahn a joué un rôle particulièrement important, au sein de la Rand Corporation (un « think tank » étroitement lié au Pentagone au début des années 1960) sur la réflexion consacrée à la stratégie nucléaire des Etats-Unis. Cf. Herman Kahn, On Thermonuclear War, Princeton N.J: Princeton University Press, 1960 et Herman Kahn, On escalation, metaphors and scenarios, NY: Hudson Institute, Praeger, 1965.

[10] Concernant l’utilisation complète des principaux outils de la prospective stratégique, cf. Risque-pays et prospective internationale: théorie et application (à la République socialiste du Viêt Nam), Thèse de doctorat de Sciences de Gestion, spécialité: Prospective et stratégie des organisation, sous la direction de Michel Fournie, Michel Godet et Christian Schmidt, Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris,  (CNAM), Chaire de prospective industrielle et de stratégie des organisations, Laboratoire d’investigation prospective et stratégique (LIPS), janvier 2000, http://classiques.uqac.ca/contemporains/sionneau_bernard/risque_pays_vietnam/risque_pays_vietnam.html

[11] Ibid.

[12] L’auteur de cet article a ainsi eu la chance de faire partie des trois premiers doctorants de la chaire de Prospective et de Stratégie, sous la direction de Michel Godet.

Publié par dr. Bernard Sionneau

World Issues Specialist and company owner Former Senior Professor of International Relations and Strategic Studies (Kedge Business School, Bordeaux Ecole de Management, Ecole Supérieure de Commerce de Bordeaux)

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