De l’évaluation du risque-pays à celle du risque pour les pays : enseigner l’action internationale globalement responsable

Bernard Sionneau [1] 2006 Introduction  Ce texte inédit, écrit en 2006, a été conçu dans le cadre d’un séminaire de recherche appliquée créé par l’auteur, entre 2004 et 2009, pour des étudiants de trois masters professionnels de Sciences Po Bordeaux réunis en une seule section[2] – étudiants dont la formation les préparait à rejoindre lesLire la suite « De l’évaluation du risque-pays à celle du risque pour les pays : enseigner l’action internationale globalement responsable »

La Prospective en France : 2ème épisode – Les réseaux de la prospective Stratégique

Bernard Sionneau Article paru dans la revue Connaissance et Action, Publication du Groupe ESC Bordeaux, n°10, décembre 1999, pp. 48-51. Il existe aujourd’hui en France de nombreuses organisations qui intègrent la prospective dans leurs modes de fonctionnement courants. On trouve tout d’abord les cellules de prospective de l’administration et des collectivités territoriales; viennent ensuite lesLire la suite « La Prospective en France : 2ème épisode – Les réseaux de la prospective Stratégique »

La prospective en France : 1er épisode – définitions et genèse

Bernard Sionneau Article paru dans la revue Connaissance et Action, Publication du Groupe ESC Bordeaux, n°7, décembre 1998, pp. 81, 85. I – Définitions             La prospective : Le mot “ prospective ”, écrit M. Godet, a des origines latines[1]. Dérivé du verbe prospicere qui signifie “ regarder au loin ou de loin ”, “ discerner quelque chose devantLire la suite « La prospective en France : 1er épisode – définitions et genèse »

Deux articles sur « La Prospective en France » :

Bernard Sionneau Ayant eu la chance de faire partie des premiers doctorants de la Chaire de Prospective Industrielle du CNAM de Paris dont le titulaire était le Professeur Michel Godet, j’avais été invité à communiquer à l’époque (1998-1999) sur la Prospective dans la revue Connaissance et Action de l’ESC Bordeaux (aujourd’hui Kedge BS). Le lecteurLire la suite « Deux articles sur « La Prospective en France » :« 

8 – Les obstacles à la réalisation d’une zone partiellement dénucléarisée d’Asie du Nord-Est

Présentation et Sommaire – Bernard Sionneau et Michel Dusclaud, « Les obstacles à la réalisation d’une zone partiellement dénucléarisée d’Asie du Nord-Est », document de travail CAPCGRI – Université de Bordeaux IV Montesquieu, 2000.

Pour le texte complet, cliquer sur le lien suivant :

Présentation : Le projet considéré prit forme au début des années quatre-vingt-dix, sous l’impulsion de John Endicott , directeur du Center for InternationalTechnology, Strategy and Policy (CISTP) (7) du Georgia Institute of Technology d’Atlanta (Georgia Tech). A l’époque, des progrès significatifs avaient été accomplis par les deux Corées en matière de dénucléarisation de la Péninsule et d’accords de non-agression. La décision du Président Georges H. W. Bush de concentrer le stockage des armes nucléaires tactiques aux Etats-Unis avait eu également des effets positifs sur les discussions entre les frères ennemis. Elle permit au Président de la Corée du Sud de déclarer qu’il ne restait plus d’armes nucléaires sur le sol de son pays. Simultanément, le ministère de la Défense des Etats-Unis exposa son initiative stratégique pour l’Asie du Nord-Est (East Asian Strategic Initiative) dans un rapport publié en 1991 (East Asian Strategy Report). Son contenu évoquait la réduction des forces américaines aux Philippines, en Corée du Sud et au Japon. Dans la région, le sentiment général fut alors que les Américains se préparaient à partir. C’était donc pour rassurer leurs partenaires, prouver la solidité de leur engagement, et jeter les bases d’une communauté de sécurité régionale que le CISTP se mit à la recherche d’un concept. L’idée était de remplacer l’ancien système de sécurité fondé sur la confrontation par un système fondé sur la coopération et le gain mutuel. Le mécanisme choisi fut celui d’une « zone dénucléarisée ». Des structures d’observation et de mise en œuvre lui fournirent les moyens d’inciter les puissances régionales à travailler ensemble et à se rencontrer régulièrement. Afin de continuer à tester le concept et d’impliquer un nombre croissant d’experts, le groupe de départ (Senior Panel) s’élargit : il accueillit cinq participants de chaque pays concerné, appartenant à différents domaines (l’armée, l’université, les affaires et la communauté des spécialistes du nucléaire). En mars 1996, un groupe élargi de vingt-cinq experts (Expanded Senior Panel – ESP) se retrouva à Buenos Aires. Il s’agissait de profiter de l’expérience acquise par le Brésil et l’Argentine en matière d’inspection réciproque de leurs installations nucléaires et des enseignements que l’Argentine avait pu tirer de sa situation de participant à la zone dénucléarisée d’Amérique latine. Cette expérience incita les experts engagés sur l’Asie du Nord-Est à solliciter l’avis d’acteurs extérieurs à la région. Octobre de l’année 1996 fut une date importante dans son évolution. Le groupe élargi d’experts se donna ensuite rendez-vous à Bordeaux. Organisée conjointement par des membres du Centre d’Analyse Politique Comparée, de Géostratégie et de Relations Internationales (CAPCGRI) de l’Université Montesquieu et les responsables du CISTP de Georgia Tech, la réunion, à laquelle participa une délégation de chercheurs français , fut à l’origine de deux initiatives importantes, contenues dans le « Protocole de Bordeaux » (Bordeaux Protocol) : ce document définit les principales étapes à franchir pour mettre en œuvre une « zone partiellement dénucléarisée d’Asie du Nord-Est » (LNWFZ-NEA); il concrétisa également l’institutionnalisation et la codification des relations entre les parties prenantes du projet, par la création d’un « secrétariat provisoire » (Interim Secretariat of the LNWFZNEA). A travers ces préconisations, les participants signifièrent clairement leur volonté de s’engager sur le long terme. Toutefois, si les auteurs du projet avaient présenté le processus de dénucléarisation comme un moyen d’accélérer « le développement d’une communauté de sécurité régionale destinée à remplacer la confrontation associée à la guerre froide, par la coopération », au cours des années 1990 et 2000, la nouvelle donne en Asie Orientale, tout comme les options militaro-stratégiques et économiques d’engagement ou de désengagement américaines associées à des administrations successives, ainsi que l’extension des « zones grises » dans la région, furent des dimensions qui remirent sérieusement en question la finalité même du projet de LNWFZ.

Sommaire :

I – Genèse et composantes du projet de LNWFZ-NEA
a – la genèse du projet
b – les composantes principales du projet : la zone géographique, la catégorie d’armes, l’agence multinationale de contrôle

II – La nouvelle donne en Asie orientale
a – les tensions nationales latentes
b – les tensions régionales actuelles
c – nationalismes et prolifération nucléaire

III – Des options américaines porteuses d’insécurité?
a – NMD, TMD et risques d’une relance de la course aux armements
b – course aux exportations et surarmement
c – « sécurité économique » et insécurité militaire

IV – « zones grises » et criminalité transnationale
a – Vladivostok et le district du Primorié (Extrême-Orient russe)
b – trafics nucléaires en Russie : l’analyse des experts américains
c – produits à double usage et « terreur sainte »

Conclusion

A l’origine, ce texte devait faire l’objet d’une publication dans un ouvrage en anglais réunissant les contributions des participants (chercheurs, représentants des différents pays impliqués et leurs institutions) à la création d’une LNWFZ. Mais les difficultés à obtenir les nombreuses contributions attendues mit fin à ce projet. Comme toujours dans nos textes, les notes de bas de page fourniront des compléments importants d’information et, plus particulièrement dans cette livraison, des analyses sur les dynamiques formelles et informelles à l’œuvre en Asie du Nord Est dans la 2ème moitié des années 1990.

(1) Le CISTP est une création du Dr John E. Endicott. C’est après une carrière de 31 ans au service du gouvernement des Etats-Unis – dont 28 années passées au sein de l’armée de l’air et 3 dans le Senior Executive Service du ministère de la Défense – que John Endicott devint Professor of International Affairs en juillet 1989 et mit sur pied le CISTP à l’Université de Georgia Tech. Il a été le Directeur de l’Institute for National Strategic Studies entre 1986 et 1989 à Fort Mc Nair (Washington) et durant sa carrière d’officier dans l’armée de l’air a occupé les fonctions d’Associate Dean of the National War College, Deputy Air Force Representative to the Military Staff Committee of the UN Security Council et Division Chief of the International Affairs Division at Headquarters USAF au Pentagone. John Endicott a terminé sa carrière comme Président de l’Université Woosong (République de Corée).

(2) La délégation française comptait dans ses rangs : J. Valade, ancien Ministre de la Recherche, Sénateur et Président du Conseil Régional d’Aquitaine; C. Zorgbibe, Recteur et Professeur à l’Université Paris I; J.L. Martres, Professeur de Science Politique à l’Université Montesquieu Bordeaux IV et directeur du Centre d’Analyse Politique Comparée (CAPC); M. Bergès, Professeur de Science Politique à l’Université Montesquieu Bordeaux IV et co-directeur du CAPC; Michel Dusclaud (organisateur de la réunion), Ingénieur d’Etudes au CNRS et Chercheur associé au CAPC; H. Couteau-Bégarie, Directeur d’Etudes à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, Président de l’Institut de Stratégie Comparée et Chercheur associé au CAPC; V. Niquet, Directeur des Etudes asiatiques à l’Institut de Stratégie Comparée et Chercheur associé au CAPC; D. L. Seiler, Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux, Directeur de Recherche au CNRS, et Chercheur associé au CAPC; B. Sionneau, Professeur de Relations Internationales à l’Ecole Supérieure de Commerce de Bordeaux, Chercheur associé au CAPC; G. Pan Eng Bok, Chercheur au CNRS; Bui Xuan Quang, Professeur-assistant à l’Université de Paris X.

Acteurs, stratégies et impasses des paradis fiscaux

Jean-Marc FIGUET * et Bernard SIONNEAU ** In Annales de l’Université Toulouse1 Capitole, Tome LII, 2010, pp. 309-348. * Professeur d’économie, Université Bordeaux 4- Montesquieu. ** Professeur Sr. de relations internationales et d’études stratégiques, Kedge Business School, membre du Groupe de recherche Sécurité et Gouvernance, Université Toulouse 1 Capitole. Résumé : L’ambition des auteurs était, en 2010, de fournir unLire la suite « Acteurs, stratégies et impasses des paradis fiscaux »

Présentation de l’article « Humanisme et Organisations », par Bernard Sionneau, in Humanisme et Entreprise, numéro spécial 200/201, Octobre 1993, pp. 51-115.

Présentation de l’article « Humanisme et Organisations » Bernard Sionneau In Humanisme et Entreprise, numéro spécial 200/201, Octobre 1993, pp. 51-115 Près de trois décennies se sont écoulées depuis la rédaction de cet article. Accepté pour être présenté en mars 1993 au cours de la 5ème conférence de la Society for the Advancement of SocioEconomics (SASE) àLire la suite « Présentation de l’article « Humanisme et Organisations », par Bernard Sionneau, in Humanisme et Entreprise, numéro spécial 200/201, Octobre 1993, pp. 51-115. »

Agriculture Industrie et Mafias – Une combinaison d’activités et d’intérêts mortifères pour les sols et sous-sols

Le développement de l’agriculture dans les pays riches s’est souvent accompagné d’un remembrement des territoires, destiné à permettre l’exploitation des terres sur de plus grandes surfaces en utilisant de nouvelles techniques et outils. L’arrachage de haies associé au remembrement a eu des effets induits très négatifs sur les écosystèmes et la biodiversité : destruction desLire la suite « Agriculture Industrie et Mafias – Une combinaison d’activités et d’intérêts mortifères pour les sols et sous-sols »

2 – Formation et Feedback des Participants

Le lecteur trouvera, dans le document en lien ci-dessous, des extraits de dossiers remis par les équipes d’étudiants des 3 sections du cycle 4 du programme PGE de l’année 2014-2015 (le module de Mise en Oeuvre d’Une Pensée Critique a démarré en 2013-2014) Il découvrira leurs réactions face à l’intitulé du module (Critical Thinking à l’époque),Lire la suite « 2 – Formation et Feedback des Participants »

Préambule : « Association de Malfaiteurs »

« Association de malfaiteurs[1] » : c’est le titre d’un film de 1987 réalisé par le cinéaste Claude Zidi ; un film qui, depuis cette époque et jusqu’à aujourd’hui, aurait dû être projeté lors des séminaires d’intégration des nouvelles promotions des grandes écoles de commerce à des fins de réflexion et de débat. Un film prémonitoire à plusieurs titres :Lire la suite « Préambule : « Association de Malfaiteurs » »

14 – Privatisation ‘à l’américaine’ de l’université publique : une fausse bonne idée

Le rapprochement de l’Université avec le secteur privé de l’économie n’est pas une nouveauté aux Etats-Unis. Déjà intégrées à ce secteur pour une partie significative de ses plus importants établissements d’enseignement supérieur (Ivy League)[1], les universités publiques américaines[2] n’ont eu de cesse de se rapprocher des entreprises pour faire face à la réduction des budgetsLire la suite « 14 – Privatisation ‘à l’américaine’ de l’université publique : une fausse bonne idée »

Utiliser le diagnostic mondiologique pour dire les impasses sociétales du «Capitalisme de Casino»

Utiliser le diagnostic mondiologique[1] pour dire les impasses sociétales du « Capitalisme de Casino[2] » En 1996, Viviane Forrester publie un ouvrage intitulé L’horreur économique, qui remporte le Prix Médicis de l’essai, la même année[3]. Il y est question de perpétuation, par des « politiques artificielles », d’un « monde disparu », de « société périmée » alors qu’est en train de s’installerLire la suite « Utiliser le diagnostic mondiologique pour dire les impasses sociétales du «Capitalisme de Casino» »

13 – The role of corporate America and U.S. investment bankers in the engineering of a “Turbo- or Super- Capitalism” incompatible with CSR or Sustainable Development [1]

In the United States of America, the « Progressive Period » stretching from the 1890s to the 1920s saw the adoption, by many large stock-listed firms, of paternalist, then welfare capitalist managerial solutions [2] which later became ordinary practices in the liberal [3] consensus era after the Second World War. Providing their workforce with welfare benefits (healthLire la suite « 13 – The role of corporate America and U.S. investment bankers in the engineering of a “Turbo- or Super- Capitalism” incompatible with CSR or Sustainable Development [1] »

12 – Le Lobbying d’affaires (corporate lobbying) aux Etats-Unis et dans l’Union Européenne : un cancer banalisé de la démocratie représentative

Préambule : Il est un conte de fées – issu de médias ne pratiquant pas la distanciation critique déontologiquement requise par rapport à leurs principaux actionnaires – selon lequel les organisations représentatives de la société civile[1] et du monde des affaires exerceraient, dans les mêmes conditions, des pressions sur la décision politique pour assurer la défenseLire la suite « 12 – Le Lobbying d’affaires (corporate lobbying) aux Etats-Unis et dans l’Union Européenne : un cancer banalisé de la démocratie représentative »

11 – Le boomerang de « l’islamisme radical » : effets induits des stratégies Etats-uniennes de refoulement de l’influence soviétique au Moyen-Orient et en Asie centrale

article : 11 – Le boomerang de « l’islamisme radical[1] » : effets induits des stratégies Etats-uniennes de refoulement[2] de l’influence soviétique au Moyen-Orient[3] et en Asie centrale[4] De l’Afghanistan à la Syrie, en passant par l’Irak, il est aujourd’hui possible de constater que, « la guerre contre le terrorisme » déclenchée par les Etats-Unis de Georges W. Bush aprèsLire la suite « 11 – Le boomerang de « l’islamisme radical » : effets induits des stratégies Etats-uniennes de refoulement de l’influence soviétique au Moyen-Orient et en Asie centrale »

10 – Les manufactures de la propagande conservatrice et libertarienne aux Etats-Unis: le rôle des think-tanks dans le formatage de la décision politique

La transformation de la production scientifique et des rapports de la recherche avec le monde politique, celui des affaires et le journalisme Article : Le développement de think tanks financés par des fondations familiales (cf. notre article N°9[1]) contribua de façon décisive à l’installation de la droite conservatrice dans le paysage politique et la sociétéLire la suite « 10 – Les manufactures de la propagande conservatrice et libertarienne aux Etats-Unis: le rôle des think-tanks dans le formatage de la décision politique »

9 – Financer la Prise de Pouvoir du Monde des Affaires – Les Fondations Familiales Conservatrices et Libertariennes aux Etats-Unis

Les discours de William F. Buckley Jr., d’Irving Kristol, de Lewis F. Powell Jr.[1] et de W. E. Simon sur la nécessité de gagner, contre les libéraux anticapitalistes, « la guerre des idées », se traduisit, de la part de certains hommes d’affaires, par leur engagement à ne soutenir financièrement, et sur le très long terme, queLire la suite « 9 – Financer la Prise de Pouvoir du Monde des Affaires – Les Fondations Familiales Conservatrices et Libertariennes aux Etats-Unis »

8 – De la justification Etats-Unienne d’une économie sans règles ni contraintes : Hommes, idées et réseaux

Préambule : Les fondements politiques modernes d’une économie sans règle ni contraintes pour ses principaux agents sont à chercher aux Etats-Unis, dans une opposition, largement partagée parmi ses supporters aux réformes « libérales » (de gauche dans ce pays ») » contenues dans le New Deal (1933-1938). Engagées par un président démocrate Franklin D. Roosevelt (1933-1945) l’objectif premier deLire la suite « 8 – De la justification Etats-Unienne d’une économie sans règles ni contraintes : Hommes, idées et réseaux »

7 – Conservatisme versus libertarianisme aux Etats-Unis : une Fusion « contre-nature » organisée dans les années 1950 pour gagner la guerre des Idées

Contributions, Interactions et débats (National Review, Freeman): Russell Kirk, William Buckley, William Schlamm, Frank Meyer, Whitaker Chambers, James Burnham, Frank Chodorov[1] article : Un ouvrage donna au mouvement intellectuel conservateur une identité et une respectabilité, dans un contexte qui, aux Etats-Unis, restait dominé par les idées « libérales » (« de gauche » dans ce pays). Ecrit par RussellLire la suite « 7 – Conservatisme versus libertarianisme aux Etats-Unis : une Fusion « contre-nature » organisée dans les années 1950 pour gagner la guerre des Idées »

6 – Justifier la prise de pouvoir du monde des affaires états-unien : l’influence du Manifeste de Lewis F. Powell Jr.

Le Parti Républicain des années 1970 trouva ainsi, dans les thèmes véhiculés par des chercheurs bien décidés à gagner « la guerre des idées », le moyen de justifier scientifiquement, mais aussi idéologiquement, tant à l’intérieur des frontières qu’à l’extérieur, une « révolution conservatrice » dont le libellé finit d’ailleurs, dans son volet économique, par s’identifier au nom deLire la suite « 6 – Justifier la prise de pouvoir du monde des affaires états-unien : l’influence du Manifeste de Lewis F. Powell Jr. »